Du 4 au 8 mai, le Grand Palais accueille la 3e édition de Révélations, Biennale internationale des métiers d’art et de la création contemporaine.

Partenaire de l’événement, le groupe Bee Médias et ses magazines (CREE, Intramuros, Extérieurs Design, Le Courrier du Meuble, Oazarts !…) rassemblent sur un stand parrainé des créations que les rédactions ont sélectionnées, à l’image de la diversité des titres. Philippe Renaud est chargé de la scénographie de l’espace.  

Bina Baitel dévoile son tout nouveau luminaire Fur-Light.

Fur Light Création Bina Baitel
Fur-Light, Création Bina Baitel

Chercherait-elle à apprivoiser la lumière ? C’est la question qui se pose lorsqu’on observe les créations de Bina Baitel : cuir, silicone, miroir, tout est travaillé en finesse pour matérialiser le halo de miroir : « J’aime hybrider les matériaux. »
La création la plus évidente étant la lampe-miroir Grimm, destinée à une entrée ou à une salle de bains, pour ce rapide coup d’œil qu’on se lance lorsqu’on se prépare, et la plus spectaculaire la lampe Snug, qui prolonge sa douceur dans un tapis de cuir, comme un cocon protecteur. La designeuse est fascinée par les matériaux souples, jusqu’à chercher la finesse d’une peau, avec son premier projet en éclairage, la lampe Pull Over : une création qui a demandé un an de travail non-stop, pour trouver le bon dosage entre les fibres optiques micro-perforées sur leur longueur, insérées en sandwich dans une fine couche de silicone. « Le défi était que l’utilisateur puisse retourner à sa convenance la lampe, sans casser les fibres. On a envie de la toucher, c’est important pour moi. J’ai réussi à retrouver une texture très douce, comme une peau de bébé. » Un travail titanesque, qui donne un résultat fabuleux, attire les galeries, et occasionne à la NextLevel Galerie la première exposition de la designeuse. « J’aime l’idée que l’utilisateur puisse s’approprier l’objet, qu’il soit, à sa façon, créateur. » Si ses projets sont très divers, elle aime  travailler sur l’éclairage : « C’est une typologie très large, on joue avec les formes dans la création, les variations de lumière, les gestes allumer, éteindre, les usages… et il y a les technologies qui évoluent et offrent sans cesse des champs exploratoires. »

Son tout dernier projet s’inscrit naturellement dans ce cheminement. À Révélations, elle dévoile Furl-Light,  projet réalisé avec le fourreur Quentin Maurissat. Né de l’association d’un savoir-faire ancestral et des dernières innovations technologiques, Fur-light est un luminaire interactif en fourrure tactile.  Sa fourrure sensible, greffée de capteurs invisibles, réagit aux caresses de l’utilisateur pour allumer et ajuster la lumière à l’envi. Cette création s’inscrit dans une réflexion sur l’évolution des objets issus des métiers d’art. Il aspire à répondre à la croissance des usages des nouvelles technologies en les associant aux métiers du cuir et la fourrure.  L’union entre l’artisanat d’art et l’interaction tactile, aujourd’hui encrée dans les gestes de notre quotidien, révèle une nouvelle expérience sensorielle avec la fourrure : dans un cercle de fourrure, la lumière nous enveloppe en douceur guidée par une gestuelle inédite, aussi intuitive qu’ancestrale.

Luminaire tactile Fur-Light, création Bina Baitel
Luminaire tactile Fur-Light, création Bina Baitel
Fur-Light, création Bina Baitel
Fur-Light, création Bina Baitel

Artiste pluridisciplinaire, Bina Baitel est diplômée de l’École d’Architecture de Paris La Villette. Elle fonde son studio à Paris en 2006. Ses créations sont récompensées par de nombreux prix dans les domaines de l’art, le design et l’architecture.

Bina Baitel © Gilad Sasporta
Bina Baitel © Gilad Sasporta
Vous avez aimé cet article ?
Ne manquez pas les autres articles en vous abonnant à notre newsletter !