S’inspirant des maisons traditionnelles iraniennes offrant à la fois un zemestan-neshin («salon d’hiver») et un taabestan-neshin («salon d’été»), l’agence Next Office propose avec Sharifi-ha House, différents scénarios.

Sur une étroite parcelle à Téhéran, se dresse cette maison de ville de sept niveaux. Sharifi-ha House est séquencée horizontalement depuis les espaces les plus publics vers les plus privés, et accueille en sous-sol des univers de bien-être sous un bassin à paroi de verre en rez-de-jardin.

Sharifi-ha House
photo : Parham Taghoff

Sharifi-ha House, une architecture à trois temps

La maison est rythmée verticalement : une partie fixe sur rue est accolée à un vide éclairé, reliée par des ponts suspendus à une partie fixe, incluant des éléments mobiles. Parfois introvertie, parfois extravertie, la maison change au gré des saisons et des usages. Trois modules revêtus d’un bardage de bois pivotent sur eux-mêmes, transformant la façade en un élément en trois dimensions. Lorsque le volume est «fermé», la forme pure reçoit des ouvertures minimes et capte la lumière du patio central. Une fois « ouverte », elle devient variée et poreuse, offrant de larges terrasses et une lumière traversante.

 

Sharifi-ha House
photo : Salar Motahari

Les boîtes de l’architecture de la Sharifi-ha House utilisent le même processus de rotation que celui des scènes de théâtre : il faut abaisser un arc mobile, faire tourner de 90 degrés le volume et rabattre le garde-corps. La complexité de la transformation a nécessité une analyse poussée à partir d’une modélisation numérique de la structure, d’autant plus qu’il a fallu calculer les charges – reposant principalement sur les poutres de la salle de séjour – en vue des différentes configurations spatiales.

Sharifi-ha House vue de l’extérieur

Sharifi-ha House vue de l’intérieur

 

Amélie Luquain

 

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