Jamais présentée en Europe, l’exposition « Une Histoire du Monde en 100 objets » se déroulera du 19 avril au 22 juillet au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes. Empruntés à la collection du British Museum de Londres, les 100 objets sélectionnés traversent les époques. Une bonne occasion de découvrir 100 histoires individuelles insérées dans l’Histoire de l’humanité.  Pourquoi y courir? Voici cinq bonnes raisons pour ne pas manquer cette découverte unique. 

 Jeu d’échecs de Lewis, ivoire, 1150-1175, probablement réalisé par les Vikings, découvert en Ecosse, (1831.1101)
Jeu d’échecs de Lewis, ivoire, 1150-1175, probablement réalisé par les Vikings, découvert en Ecosse, (1831.1101) © Trustees of the British Museum

1) Pour se plonger dans l’histoire des hommes

Si le design est une discipline récente, il n’en demeure pas moins qu’au cours des siècles, le rapport aux objets a oscillé entre fonctionnalité et esthétique. Il n’y a qu’à voir la finesse des décorations de sarcophages, la beauté d’un lama inca sacrificiel, tout d’or vêtu ou la précision des pièces d’échecs en ivoire. A l’exposition « Une Histoire du Monde en 100 objets » on est conduit d’objet en objet dans une scénographique chronologique. L’histoire se déroule sous les yeux des visiteurs depuis les premiers commencements jusqu’à l’époque contemporaine. Du « chopping tool », le galet de Tanzanie utilisé  il y a 1.8 à 2 millions d’années pour broyer les os et en extraire la moelle nutritive à un maillot de foot contrefait en fibre synthétique de 2010; chaque objet traduit une manière de vivre, de penser, de s’exprimer, de produire, de contempler qui s’inscrivent dans des sociétés et sur un territoire. Elle se divise en huit sections : Les commencements (- 2000 000 à – 2500 av. J-C.), Les premières cités  (- 3000 à -700 av. J-C.),  Pouvoir et Philosophie (-700 à -100 av. J-C.), Rites et croyances (de l’an 1 à 800), Commerces et invasions (de l’an 300 à 1100), Innovations et adaptations (de l’an 900 à 1550), Rencontres et contacts (1500 à 1800), le monde que nous fabriquons (1800 à nos jours).

2) Pour s’octroyer une escapade quasi britannique

Plus besoin de se rendre à Londres pour admirer une partie du British Museum. L’exposition met à l’honneur 100 des 7 millions d’objets de la collection du musée britannique. Avec ses 6 millions de visiteurs par an, le British Museum prend la première place en Grande-Bretagne. A l’instar de l’exposition valenciennoise, le musée outre-manche retrace l’histoire de l’humanité, en dix sections distinctes. Sans se donner la peine de traverser la Manche, l’expo nous permet de retrouver une partie de ce trésor ! 

3) Pour jouer à l’escape-game digital

L’exposition a inspiré les scénaristes de jeux vidéo. Grâce au studio de jeu vidéo YS Interactive et à l’agence de communication et d’innovation culturelle Entrée Public, le visiteur peut faire le parallèle entre l’univers digital et le temps et l’espace réel et historique. Le joueur se retrouve chargé de délivrer son voisin, coincé dans une autre époque. La clef du mystère ? Il faut la chercher auprès des objets exposés.  Un bon moyen de faire le parallèle entre le passé et le présent.

4) Pour profiter du réaménagement du musée des Beaux-Arts de Valenciennes

L’exposition a été le déclencheur pour lancer un réaménagement du musée des Beaux-Arts selon Vincent Hadot, le directeur du musée. Fermé en août 2017, le musée a fait peau neuve. Vingt ans auparavant, les architectes Jean Copin et Christian Germanaz avaient déjà entrepris des premiers travaux de rénovation. Laurent Degallaix, maire de Valenciennes et président de Valenciennes Métropole indique que les travaux effectués l’été dernier améliorent le parcours scénographique, la qualité d’accueil du public et la conservation des œuvres. Ont notamment été installés des systèmes de climatisation plus adaptés pour les œuvres et des outils de paiement plus fonctionnels.

5) Pour le goût des activités ludiques

Quand bien même il s’agit de l’exposition la plus conséquente de l’année pour le musée valenciennois, son monde ne s’arrête pas de tourner. Bien au contraire. Pendant l’exposition, des activités annexes  sont proposées  telles que des spectacles  musicaux ou interprétations de récits. Des séances de cinéma, les Journées de l’Archéologie et la Nuit des Musées auront aussi leur place en parallèle de l’exposition.  

 

Lama inca en or, 1400–1550 , Pérou, Am1921
Lama inca en or, 1400–1550 , Pérou, Am1921 © Trustees of the British Museum

Musée desBeaux-Arts de Valenciennes, Boulevard Watteau, 59300 Valenciennes, Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 18h (20h le jeudi)

Marie-Armelle Christien

 

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