Un ciel étrange se déploie au-dessus du terminal 2 de l’aéroport international Chhatrapati Shivaji de Mumbai.

© Skidmore, Owings & Merrill

En vue de l’émergence de la ville comme capitale financière de l’Inde, l’infrastructure existante de l’aéroport s’est révélée incapable de soutenir le volume croissant du trafic national et mondial. Les architectes de l’agence Skidmore, Owings & Merrill, ont multiplié par cinq sa capacité d’accueil. Un « Headhouse » immaculé de blanc met en scène l’entrée – qui se fait par le quatrième étage – tandis qu’à l’arrière se déploie un plan en X allongé, relié de toutes parts aux avions prêts à décoller. Dans un jeu de symétrie ondulante, des colonnes se déploient formant une toiture horizontale qui semble s’étendre à l’infini. Les capacités de longue portée de la structure en treillis d’acier permettent l’espacement des trente colonnes de 40 mètres, dégageant des espaces monumentaux, rendant le hall hautement adaptable et modulaire. Se reflétant au sol mais aussi dans le mur de verre le plus long du monde, haut de 15 mètres, les colonnes intérieures et extérieures se répondent. Au crépuscule, des petits disques de verre colorés incrustés dans les caissons au dessin géométrique illuminent le terminal. Inspiré par la forme des pavillons traditionnels indiens, et faisant référence au paon, l’oiseau national, l’aéroport surgit du paysage urbain de Mumbai. L’infrastructure célèbre à la fois la richesse du patrimoine de l’Inde et l’avenir du pays.

 

Amélie Luquain

 

 

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